F.a.q

Les déchets grossiers comme les banches sont difficiles à composter.

Solutions :

  • sectionner, ou broyer ces déchets. Ainsi ils favorisent l’aération du compost;
  • faites-leur subir plusieurs cycles de compostage, en les retirant du compost mûr par tamisage.

Chaque solution a des avantages et des inconvénients.

Le compostage en tas

Cette technique consiste à regrouper les déchets directement sur le sol afin de former un tas d’une hauteur variable (0,5 m à 1,5 m en moyenne).

 

Avantages : souplesse et facilité d’utilisation

  • Aucune contrainte de volume. Vous jouez sur la hauteur, la longueur et vous pouvez faire autant de tas que vous le souhaitez.
  • Déchets toujours accessibles et visibles. la surveillance est facilitée.
  • Arrosage naturel. Les pluies périodiques permettent une humidité sans arrosage.
  • Aération naturelle. Elle est souvent importante et limite ainsi les risques d’asphyxie. L’évaporation relativement aisée peut aider à combattre l’excès d’eau.

Le compostage en tas convient à ceux qui disposent de place et n’ont pas beaucoup de temps à consacrer au compostage. Mais le mieux est quand même de surveiller et de mélanger régulièrement votre compost.

 

Inconvénients : lenteur et désagréments visuels

  • A la merci des animaux (chiens, chats, rongeurs…) attirés par restes de cuisine. Déposer les déchets frais au milieu du tas peut être une parade efficace.
  • Exposé aux aléas climatiques, aux précipitations, au vent, à la sécheresse, au froid qui ont pour conséquence de rendre le processus irrégulier. Une surveillance régulière permet de pallier ces inconvénients.
  • Moins esthétique.
  • Plus long. Il faut 6 mois à 1 an pour obtenir un compost mûr prêt à l’emploi.

Le compostage en bac

Un composteur, aussi appelé « bac à compost » ou « silo à compost », se présente sous la forme d’une structure en bois, en métal ou en plastique.

Il peut être acheté ou fabriqué.

Avantages : encombrement et nuisances visuelles réduits

  • Hors de portée des animaux.
  • A l’abri des aléas climatiques assure une décomposition homogène pour l’ensemble de la masse.
  • Nécessite peu de place.
  • Plus rapide (quatre à cinq mois).

 

Inconvénients : petits volumes et surveillance régulière

  • Convient uniquement aux petits volumes (max 1 000 litres).
  • Nécessite d’y consacrer du temps pour que le compostage en bac fonctionne correctement.
  • Surveillance fréquente nécessaire pour éviter des dérives (sécheresse, pourrissement nauséabond) qui sont irréversibles en l’absence d’intervention. Le fait que le composteur soit fermé ne signifie pas que le compostage se fasse seul.
  • Brassage malaisé dans un composteur. Le plus simple est de le vider complètement et de le remplir en prenant soin de ne pas mélanger les déchets frais et le compost en maturation. Le mieux pour cela est de disposer de deux (ou plus) bacs : le premier pour les déchets les plus frais, le dernier pour la maturation du compost.

Les composteurs sont vendus dans les jardineries, les quincailleries et les grandes surfaces. Choisissez de préférence la marque NF-Environnement, qui vous apporte des garanties sur la qualité du matériel. Pour vous procurer la liste des composteurs dotés du label NF-Environnement, consultez www.marque-nf.com.

Vous pouvez très bien fabriquer vous-même votre bac à compost. Pour cela, vous avez plusieurs possibilités à votre disposition :

  • le bac cubique en bois, à base de planches, de rondins ou de palettes;
  • le treillis métallique cylindrique : il peut être entouré d’une toile, d’une natte de roseaux ou d’une feuille de plastique perforée;
  • un box en parpaings

Le processus de compostage peut prendre de 2 mois à 2 ans selon les déchets utilisés et l’effort fourni.

Le compost est mur lorsque vous n’arrivez plus à identifier les déchets de départ, à l’exception des déchets qui ne se décomposent pas (coquillages et coquilles d’œuf entre autres) ou difficilement (trognons de chou, morceaux de bois, etc).

Les caractéristiques du compost mûr :

  • aspect homogène
  • couleur sombre
  • agréable odeur de terre de forêt
  • structure grumeleuse qui s’émiette
  • texture fine et friable
Astuce

Idée futée !

Test de maturité :
Etaler une poignée de compost dans une soucoupe.
Semer des graines de cresson ou d’orge.
Couvrir d’un film plastique.
Mettre dans un endroit clair et chaud (20 à 25°).
Si au bout de 3 à 4 jours, 80% des graines ont germé, le test est positif.

Il peut être utilisé de deux manières différentes :

En amendement organique : Vous l’épandrez en couches minces (1 à 5 litres/m²), puis l’incorporerez superficiellement au sol par binage (sur 5 à 15 cm).

Effets bénéfiques :

  • augmentation du taux de matière organique dans le sol
  • amélioration de la capacité de rétention en eau
  • amélioration de la porosité du sol
  • contrôle de l’érosion

En support de culture : Préparez un terreau en mélange avec de la terre et votre compost. Il faut absolument éviter de semer ou de planter directement dans le compost. Si certaines plantes comme les tomates ou les potirons peuvent s’en accommoder, la majorité des plantes ne le supportent pas.

Effets bénéfiques :

  • contribue à la croissance des plantes
  • aide à développer un bon système racinaire
Compostage tamis

Tamiser

Le tamisage permet d’affiner le compost et de l’utiliser plus facilement. Un simple grillage posé sur un cadre de bois peut faire l’affaire.

Il permet d’éliminer les éléments grossiers qui n’ont pas été complètement transformés.
Les refus de tamisage peuvent être utilisés en paillage ou être remis dans le compost. Ils aident à démarrer le compostage et à améliorer le rapport carbone / azote.

Au potager :

A l’automne/fin d’hiver en surface, avec un léger griffage pour l’incorporer à la terre.

Au printemps, entre les rangs de légumes, avant de pailler par-dessus.

Toute l’année, dans les trous de plantation en recouvrant de fines couches de terre, afin que les graines ne soient pas en contact direct, mais que les racines en se développant, trouvent des nutriments du compost. En paillage de 2 cm d’épaisseur à étendre entre les rangs des légumes dont on consomme les fruits (tomates, concombres, poivrons…).

Quelles quantités ? Cela dépend des besoins des plantes en éléments nutritifs :

  • les plantes à forts besoins : artichauts, céleri, poireau, cucurbitacées (concombres, cornichon, courge, courgette, melon…), des solanacées (aubergines, poivron, pomme de terre, tomate…) maïs : de 3 à 5 kg / m² / an.
  • les plantes aux besoins moyens : asperges, betteraves, carottes, épinards, haricots, laitue, persil, petits pois : de 1 à 3 kg / m²?/ an.

Les plantes à faibles besoins (ail, échalotes, oignons, choux, mâche, cresson, endives, fèves, navets, radis, plantes aromatiques) peuvent se passer d’apport de compost.

Pour les arbres fruitiers :

  • A la plantation : mélanger directement 2 0 % de compost dans le trou de plantation.
  • En entretien : répartir chaque année sous l’envergure des feuilles une couche d’environ 1 cm d’épaisseur de compost, soit 3 à 5 kg / m² pour les arbres et 2 à 3 kg / m² pour les arbustes. Recouvrir le tout de paille.

Pour le jardin d’agrément :

Pour la pelouse :

  • A la plantation incorporer 8 à 10 kg / m² de compost sur 10 cm de profondeur avant de semer.
  • En entretien, à chaque début de printemps, disperser 1 à 2 kg / m² de compost, finement tamisé, afin qu’il se répartisse bien entre les brins d’herbe.

 

Pour un terrain de végétation générale (haies arbustives) : répartir,

  • A la plantation : incorporer 8 à 10 kg / m² de compost sur 15 cm de profondeur.
  • En entretien (tous les 2 ans) : répartir 2 à 3 kg / m² de compost entre la végétation, biner légèrement.

 

Pour vos massifs floraux,

  • A la plantation : incorporer 5 à 8 kg / m² de compost sur 15 cm de profondeur. Ou mettre le compost dans les trous, en le mélangeant avec la terre. Un paillage de 2 cm maxi, limite la levée des mauvaises herbes et maintien l’humidité du sol.
  • En entretien de vos vivaces :
    • soit en automne, étendre une couche de 2 cm de compost bien mûr au pied des plants, cela protègera également les souches des grands froids;
    • soit au printemps (en mars-avril pour les vivaces, en juin pour les annuelles), incorporer 3 à 5 kg / m² de compost avec un léger griffage en surface pour le mélanger à la terre.

 

Votre compost en jardinière ou pour plantes d’intérieur

  • Pour la création de nouvelles jardinières : mélanger 1/3 de compost, 1/3 de terre et 1/3 de sable.
  • Pour réutiliser les jardinières : rajouter 20 % maxi de compost à la quantité de l’ancienne terre.